Julien Dray sur le « cas Besson » : symptôme ou syndrome d’un PS en quête d’identité ?

Alors que le débat sur l’identité nationale mobilise toujours des centaines de visiteurs sur le site qui lui est consacré, le parti socialiste – disons plutôt Julien Dray, député de l’Essonne – semble aussi  vouloir y prendre part : mais cette fois, pour mieux faire retour sur sa propre identité.

« Pourquoi le parti socialiste, qui a longtemps bénéficié d’un fort pouvoir d’attraction, commence-t-il à produire l’effet inverse ? »

Sur son blog, Julien Dray essaie cette semaine, à deux mois des élections régionales, de trouver la réponse à un phénomène non isolé :  l’exode des membres du PS vers les partis de gauche (Europe Écologie, le Front de Gauche). Exemple emblématique et radical de cet exode : Eric Besson, le ministre de l’Immigration, à l’UMP. Le « cas Besson » comme signe des faiblesses du PS à affirmer l’unité de son discours, et à tenir l’ensemble de ses membres dans une ligne idéologique clairement identifiable.

« Ne faut-il pas également envisager que les problèmes désormais structurels du parti socialiste – son manque de fraternité, sa difficulté à établir une ligne idéologique claire, à affronter et trancher les vraies questions – sont également une part importante de l’explication? »

Plus qu’un accident isolé, « le cas Besson » serait donc le symptôme d’un malaise plus général du PS, et un « important signal d’alarme quant à la vigueur de notre parti, qui ne suscite plus assez ni de loyauté, ni d’attachement sincère à ses idées« .

Si l’on comprend bien celui qui a frôlé la correctionnelle avant de revenir, en « tonton flingueur« , régler ses comptes avec ses camarades, rien ne sert de multiplier les invectives à l’encontre du Ministre de l’immigration et de l’identité nationale ! Il conviendrait plutôt de le confronter à ses reniements concrets, comme sur le paquet fiscal par exemple.

Pour Julien Dray, le parti socialiste ferait ainsi d’une pierre deux coups : les discours sur le « transfuge » Besson, ainsi recentrés sur le fond, permettraient au PS de redéfinir sa marque politique, tout en abandonnant une rhétorique vengeresse vide de sens : « un tel exercice, si la gauche s’y prêtait, lui permettrait également de mettre au clair un certain nombre de sujets sur lesquels le clivage avec la droite n’est peut-être plus évident« .

Et ainsi d’échapper au syndrome qui la menace.

D.R.L

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Classé dans Pêche aux idées

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